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Saint-Bertin : centre culturel du VIIe au XVIIIe siècle : constitution, conservation, diffusion, utilisation du savoir

Brevis annotatio librorum sancti Bertini

Tradition

- Témoin A : Original perdu
- Témoin Boulogne_BM_146A : Lien vers la noticeBoulogne-sur-Mer, Bibl. mun., 146 ACe témoin est indiqué explicitement par les BMMF car il contient effectivement le cartulaire de Simon, mais le texte de l'inventaire ne s'y trouve pas.
- Témoin C : Lien vers la noticeSaint-Omer, Bibl. d'agglomération, 750Ce témoin est indiqué explicitement par les BMMF car il contient effectivement le cartulaire de Simon, mais le texte de l'inventaire ne s'y trouve pas.
- Témoin D : Lien vers la noticeBruxelles, Bibliothèque royale Albert Ier, 17725-17749
- Témoin a : BERTHOD, ANSELME, Notice du cartulaire de Simon, manuscrit de la Bibliotheque de St-Bertin. Nouveaux mémoires de l'Académie impériale et royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles. J.L. de Boubers Bruxelles ( 1788 ) t. I, p. 227-230 (voir lien) .
- Témoin d : BERTHOD, ANSELME, Relation d'un voyage littéraire dans les Pays-Bas français et autrichiens lue à la séance publique de l'Académie de Besançon le 21 décembre 1776 par dom Anselme Berthod. Mémoires et documents inédits pour servir à l'histoire de la Franche-Comté publiés par l'Académie de Besançon. De Sainte-Agathe aîné Besançon ( 1844 ) t. III, p. 299-488, note S aux p. 473-478 (voir lien) .
- Témoin b : GUSTAVUS BECKER, Catalogi bibliothecarum antiqui. Fr Cohen Bonn ( 1885 ) p. 181-184 n° 77 (voir lien) - [n° 77]
- Témoin e : LÉON MAÎTRE, Les écoles épiscopales et monastiques de l'Occident. Dumoulin Paris ( 1866 ) -
Le texte de base utilisé pour l'encodage de cet inventaire est celui de l'édition de G. Becker, Catalogi bibliothecarum antiqui, n° 77, p.181-184. La ponctuation, la capitalisation et les choix de transcription suivent donc cette édition. Afin de permettre un meilleur repérage, les numéro de page ou de folio sont indiqués pour chaque témoin.

Commentaire

La tradition de cet inventaire est complexe et le dossier est embrouillé. La notice des BMMF indique la date de 1004 comme date d'origine et mentionne deux témoins : N° 1733 Date : 1004 (circa) Contenu : Catalogue alphabétique de la bibliothèque de S. Bertin contenu dans la suite du cartulaire rédigé par le moine Simon (305 vol.). Témoin(s) : - BOULOGNE-sur-MER, Bibl. mun.146 B (copie faite entre 1148 et 1163 sur un original aujourd'hui perdu). - SAINT-OMER, Bibl. mun. 750 (autre copie 16e s. faite par Dom Allard Tassard). Répertoires : GOTTLIEB, n.395 et p.459. Éditions : voir GOTTLIEB. Renvois : SIMON S. BERTINI abbas *. A l'analyse, toutes ces informations s'avèrent erronées et il faut reprendre le dossier entièrement.

Date de l'inventaire

L'inventaire est connu par l'édition donnée par dom Anselme Berthod (mort en 1788) dans les Nouveaux mémoires de l'Académie impériale et royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles ; l'inventaire est omis dans l'édition de la Relation du voyage littéraire de dom Berthot par A. Voisin en 1838, mais imprimé d'après les papiers de Berthot par l'Académie de Besançon en 1844. Si le récit des merveilles et découvertes faites à Saint-Bertin est long, le commentaire sur l'inventaire des livres est particulièrement bref. Des informations de première importance sont toutefois données. La première est la source, qui est dite être le « cartulaire de Simon » , la date « environ 1104 » , et la pagination, non pas où se trouve l'inventaire lui-même, mais une autre pièce éditée, à savoir une lettre d'Yves de Chartres. Cette dernière, telle qu'elle est imprimée, porte le texte de la lettre 211 à Raoul, évêque de Reims (PL 162, 215-216), malgré l'adresse à Conon de Préneste, destinataire des lettres 266, 267, 273, 275 (PL 162, 270 et suiv.). Or il est précisé qu'elle se trouve au bas de la page 25 du cartulaire ( « Ex cartular. Simonis, ad calcem, pag. 25 » ). Cette pièce ne se trouve sur aucun des exemplaires que nous connaissons et, bien évidemment, pas à la page 25. Comme l'inventaire de la bibliothèque n'apparaît ni dans les manuscrits connus, ni dans l'édition du cartulaire donnée par Guérard en 1840 et complétée par François Morand dans son Appendice en 1867, nous déduisons que l'inventaire de la bibliothèque ne fait pas partie du cartulaire lui-même, mais constituait une addition particulière d'un témoin perdu. Cette addition pouvait prendre la forme d'une insertion dans le texte copié ou, plus vraisemblablement, d'une addition, qu'elle soit marginale, sur feuillet séparé ou dans les feuillets de garde et autres parties liminaires.
C'est là qu'il nous faut interpréter la date donnée par dom Berthod. « Vers 1104 » peut revêter diverses significations, vu la structure du cartulaire-chronique de Simon, et la première idée est que l'addition se trouvait près d'un acte ou d'un récit portant la date de 1104. Or le cartulaire de Simon, dans la tradition historiographique bertinienne et selon le modèle du cartulaire de Folquin, est un cartulaire-chronique arrangé largement chronologiquement, par abbatiat, mais donnant la priorité à la cohérence thématique et exposant le récit de façon liée. Aussi n'est-il pas rare que des la chronologie soit bousculée et plusieurs passages du cartulaire traitent d'événements du tout début du XIIe siècle. Toujours est-il que, si, comme nous le pensons en raison de l'état de la tradition, l'inventaire est une addition, rien ne vient nous indiquer quelle en est la date : non seulement il est impossible de dater l'addition d'après la tradition, car les copies ont pu renoncer à intégrer l'addition, mais en outre nous ne pouvons inférer une intentionnalité dans la position de l'addition auprès d'un acte de 1104. Mais il y a plus. Dom Berthod affirme plus généralement que Simon « écrivait environ l'an 1104 » (Relation..., éd. 1828, p. 37, et éd. 1844, p. 346). De cela, il ressort que, non seulement il est probable que l'inventaire de bibliothèque soit une addition portée sur un exemplaire particulier, éventuellement à date tardive, mais qu'en outre rien ne permet d'affirmer que l'inventaire ait été inséré à une date particulière ; au contraire, il se trouvait à une place indéterminable sur un exemplaire perdu du cartulaire-chronique de Simon, dont l'activité d'écriture s'est en réalité étendue de 1095 et 1148. Bref, la date de 1104 est une chimère créée par la formulation trop elliptique d'Anselme Berthod.
En absence de tradition directe, l'examen paléographique est impossible. Néanmoins la forme « Hanno » transcrite par dom Berthod, mais qui désigne Haimon [d'Halberstadt], favorise deux hypothèses : la première, que nous avons déjà formulée, est celle d'une addition en écriture peu formelle ; la seconde est celle d'une écriture praegothica ou textualis, plutôt qu'une écriture de pure tradition caroline.
Puisque la date indiquée par dom Berthod ne peut être tenue pour certaine et que l'examen paléographique sur tradition indirecte ne donne pas d'information certaine, il faut revenir à la datation sur critères internes, c'est-à-dire (1°) par la date des œuvres mentionnées ou (2°) par la date des manuscrits identifiables, tout en tenant compte des éventuelles difficultés posées à l'identification et à la datation.
Le premier critère, à savoir la date des œuvres elles-mêmes, est de peu d'utilité. La plus récente est la Vie du roi Robert, sous le titre « epitoma Roberti regis, » d'Helgaud de Fleury, qui est ici attribuée de façon très étonnante à un « Eucherius » . Si l'on fait exception de cette entrée problématique, il faut remonter à la fin du IXe siècle avec le commentaire de Rémi d'Auxerre sur Donat. Le deuxième est plus utile, mais difficile à manier.
D'une part, en effet, il convient de rester extrêmement prudent en étudiant une liste provenant d'un centre ancien. En effet, les exemplaires conservés ne sont pas nécessairement ceux qui ont été décrits à l'inventaire. En particulier pour les ouvrages fondamentaux de l'étude monastique, telle que ceux d'Augustin ou de Grégoire le Grand, l'existence d'un exemplaire de la fin du XIIe siècle n'imposerait pas, en soi, que l'inventaire soit postérieur. D'autre part, la nature alphabétique de l'inventaire démontre que celui-ci a été constitué en deux temps, car l'ordre alphabétique qui domine l'ensemble est rompu à la fin, ce qui dénote une addition ultérieure. Les manuscrits que l'on pourrait identifier à partir des descriptions de cette addition ne peuvent évidemment pas être utilisés pour dater le corps principal de l'inventaire. L'inventaire est nécessairement postérieur au manuscrit le plus récent décrit dans le texte écrit de première main. En revanche, il n'est pas nécessairement antérieur au plus ancien des manuscrits décrits dans les additions, car un tel volume aurait pu être omis dans la première phase de catalogage, même s'il existe des cas, comme à Pontigny, où l'inventaire semble mis à jour de façon chronologique en fonction de l'enrichissement de la bibliothèque.
Enfin, la date à assigner aux manuscrits dépend aussi partiellement du lien entre cet inventaire et les autres sources. En effet, les listes BMMF 1734 et BMMF 1735, de tradition indirecte, puisque relevant du cartulaire de Simon, rapportent la production de livres à des abbatiats identifiés, de sorte que ces livres peuvent être datés, même s'ils ne sont pas conservés. La liste BMMF 1734 est à rapporter à l'abbatiat de Jean Ier d'Ypres entre 1081 et 1095 et mentionne les Collationes patrum, sans doute celles de Jean Cassien, et le commentaire d'Augustin sur l'évangile de saint Jean. Or nous retrouvons bien ces deux œuvres dans le présent inventaire, avec la même absence d'auteur pour les Collations. Cette double présence confirme que le présent inventaire est postérieur à la production des livres durant l'abbatiat de Jean d'Ypres ( Note ) En revanche, une comparaison similaire avec les copies effectuées sous l'abbatiat de Godescalc (1163-1176), comprenant des ouvrages assez récents, tels que le Décret de Gratien et les « libri » d'Hugues de Saint-Victor, les gloses de Pierre Lombard (m. 1160) et de Gilbert de la Porrée (m. 1154), et surtout l'Histoire scholastique du contemporain Pierre le Mangeur (m. 1178), permet de constater que toutes ces ouvrages manquent au présent inventaire, tant dans sa partie originale que dans ses additions, et imposent bien de considérer qu'il est antérieur à l'activité de copie sous Godescalc, soit au plus tard à 1176, mais assurément même avant 1163 pour la partie originale car les additions auraient mentionné les copies exécutées sous Godescalc.
Sans le témoignage des manuscrits, nous arrivons à la conclusion que le présent catalogue alphabétique a été composé et complété entre environ 1095 et environ 1163.
Parmi les manuscrits listés dans l'addition finale, deux sont identifés: le mss. Saint-Omer, BASO, 201 et 642, que nous pouvons attribuer au deuxième tiers du XIIe siècle. Une datation haute, dans le premier tiers du XIIe siècle, pour la rédaction de la première partie est donc probable.

1104 ou fin du XIIe siècle ? Pourquoi produire un inventaire de bibliothèque

Le titre brevis annotatio librorum

Vocabulaire qui se retrouve à Pontigny

Un inventaire alphabétique

- alphabétique, y compris pour les livres liturgiques !
- redondance Servii... ?
- addition finale - mais Marcialis après M/ilonis
L'édition de G. Becker donne des numéros multiples aux entrées de l'inventaire qui sont munies d'indications chiffrées de nombre de livres ou de volumes, ainsi que pour le cas d'une indication « bis » dans le texte de dom Anselme Berthod. Il convient de réexaminer ce choix et de vérifier sa pertinence pour évaluer le nombre d'ouvrages et de manuscrits conservés dans la bibliothèque de l'abbaye de Saint-Bertin, estimé par G. Becker à 305, soit un ensemble tout à fait considérable, surtout si on le rapporte, comme il le fait, au tout début du XIIe siècle. Or la question est d'importance. En effet, l'inventaire compte en réalité 179 entrées et non 305 numéros, comme publié par G. Becker : ce sont donc plus de 40 % du nombre estimé de volumes qui sont dus à l'interprétation de l'éditeur. Ainsi 36 entrées sont interprétées comme 162 volumes, dont nombreux sont ceux d'écrivains antiques ou de l'Antiquité tardive, ce qui n'était pas indifférent pour le renom et l'éclat d'une bibliothèque médiévale dans les études des XIXe et XXe siècles.
Autant pour calculer la volumétrie générale de la bibliothèque à la date de l'inventaire que pour identifier les manuscrits, il convient, d'une part, de comprendre si l'inventaire décrit des manuscrits ou des oeuvres, et, d'autre part, de faire des choix éditoriaux clairs. Si l'inventaire décrit des oeuvres, alors il devient difficile ou, du moins, très conjectural d'associer un unique volume manuscrit à plusieurs entrées séparées de l'inventaire. Les nombreux traités augustinien de faible longueur qui sont décrits, tels que les Soliloques ou De duabus animabus, associés à l'ordre alphabétique général font pencher pour une description séparée. De même, l'entrée « glossarii minores quatuor » semble par nature désigner un catalogage par texte et non par volume, mais l'on peut toujours supposer que ces quatre glossaires distincts et de faible ampleur aient précisément été contenus en un même volume. Les oeuvres de Prudence semblent confirmer le catalogage à l'oeuvre : le ms. 306, à partir du f. 15r, contient les deux livres du Contre Symmaque puis le Peristephanonpuis le Dittochaeon. Cela permet de couvrir les deux entrées successives « Prudentii hymnorum II » et « Prudentii et Simachi II » , tout en donnant une première interprétation des nombres inscrits dans l'inventaire.
L'hypothèse d'un catalogage par oeuvres est à la fois plus satisfaisante pour l'historien, car elle donne l'espoir d'une appréhension fine de la bibliothèque à une époque donnée, mais aussi dangereuse, car elle amoindrit les chances d'identification de volumes nouveaux en favorisant l'identification de tel manuscrit composite ou de constitution variée dont la provenance bertinienne est assurée pour des entrées d'inventaire très variées. La confrontation avec les manuscrits ne permet pas de donner une réponse définitive. Il est en effet facile d'identifier le ms. 46 de Boulogne-sur-Mer avec une entrée qui décrit précisément deux textes de saint Augustin à la suite liber confessionum et diversarum haeresum, ce qui vaut pour un inventaire par manuscrit, où chaque entrée rend compte d'un volume. Mais il ne faut pas exclure non plus un catalogage synecdotique, où seule une oeuvre serait décrite, ce qui autoriserait à penser qu'il y a bien un volume par entrée d'inventaire, même dans le cas d'ouvrages de quelques feuillets seulement.
( Note )
L'analyse de cette liste montre que l'inventaire utilise trois désignations assez distinctes. Les deux premières fois, le nombre est suivi de « vol. » ; dans dix-huit cas, c'est le mot liber qui est utilisé avec un nombre ; enfin, dans les autres cas, un nombre est simplement accolé à une dénomination. Dans l'emploi du mot volumen, nous pensons pouvoir démontrer qu'il s'agit réellement d'un décompte de volumes dans la bibliothèque, mais qu'il ne faut pas, dans le premier cas du moins, accroître le nombre de volumes par rapport aux entrées d'inventaire. En effet, l'entrée « Augustini liber de cena Domini et decem cordis. II vol. » n'est autre que le volume 2 de l'entrée qui la précède dans l'inventaire, à savoir « Augustini liber super Ioannem » qui désigne les In Evangelium Iohannis tractatus de saint Augustin. Dans le second cas, il est tout à fait vraisemblable que le De trinitate soit transmis en deux volumes @@@BIBLIO@@@, d'autant que le contenu des manuscrits est précisé par « cum aliis libris » . Ce dernier ajout montre déjà que le catalogueur désigne par liber un opuscule ou une subdivision d'œuvre. Vérifions que sa pratique est cohérente et homogène. Pour Arator, la subdivision normale est de deux livres, mais, de cette oeuvre copiée intégralement en moins de 50 ff., il est fort improbable qu'elle puisse être transmise en quatre volumes. @Donat: Ars minor et Ars grammatica ? La compilation d'Eugippius est bien en deux parties; les Satires de Juvénal, connues au nombre de seize, sont réparties en cinq livres. Les descriptions de 144 manuscrits données par B. Munk-Olsen, L'étude des auteurs classiques latins aux XIe et XIIe siècles. Tome I, Catalogue des manuscrits classiques latins copiés du 9e au 12e siècle : Apicius - Juvénal, p. 560-597, ne permettent pas de voir clairement comment les livres sont divisés. Il reste clair qu'il n'y a aucune raison de multiplier artificiellement le nombre de volumes présents à Saint-Bertin. La situation est la même pour Juvencus, dont l'oeuvre est en quatre livres, mais dont les 3200 hexamètres ne peuvent en aucun cas donner lieu à une copie en trois ou quatre volumes. « Luciani libri II » Pour Horace, la démonstration en cours permet d'identifier l'oeuvre plutôt que de créer des volumes fantômes. En effet, les Satires sont en deux livres, les Epodes sont un recueil unique, les Epîtres en deux livres ; il n'y a donc que les Odes qui puissent correspondrent à la description. L'observation est de même nature pour Ovide : les « libri III » désignent assumérement les Amores ou l'Ars amatoria (les Métamorphoses, les Fastes, les Tristes et les Pontiques sont des oeuvres de plus grande ampleur, divisées en quinze, six, cinq et quatre livres ; les autres poèmes ne font pas l'objet de telles divisions : les Héroïdes comprennent vingt-et-un poèmes, les Remedia amoris et l'Ibis sont des ensembles de 814 et 644 vers). En poursuivant l'ordre alphabétique, Prosper d'Aquitaine apparaît sous la mention « Prosperi libri IIII » , qui n'est guère aisée à résoudre. Une seule oeuvre de Prosper d'Aquitaine se divise en quatre parties, le De ingratis. Aucun manuscrit n'en est connu (Michael P. McHUGH, Observations on the Text of the Carmen de Ingratis, in: Manuscripta 14 (1970) 179-185) et l'édition princeps de 1539 (Lyon, S. Gryphe) est la base des éditions ultérieuresMiroslav Marcovich, Prosper of Aquitaine, De Providentia Dei: Text, Translation, and Commentary, Leiden, Brill, 1989, or celle-ci ne comporte pas de subdivision en livres, qui est apparue ultérieurement sans être motivé par le recours à un manuscrit, qui aurait assurément imposé d'autres modifications au texte de l'oeuvre. Les autres oeuvres sont soit en un seul livre, soit en deux (De vocatione gentium). Peut-être s'agit-il d'un traité attribué à Prosper, tel que le De vita contemplativa de Julianus Pomerius, mais qui est transmis en trois livres. Aussi ne peut-on exclure ici que les « libri iiii » désignent ici la pluralité d'ouvrages de Prosper d'Aquitaine.
Nous avons dit plus haut que la description des oeuvres de Prudence correspond parfaitement à leur subdivision interne, y compris l'entrée « Prudentii hymnorum II » , qui recouvre la présence de deux livres différents d'hymnes dans un même manuscrit. Les entrées de Prosper, Perse, Priscien sont complexes. « Persii lib. III » correspond mal aux six satires de Perse, mais il est peu vraisemblable que Saint-Bertin ait eu trois volumes d'oeuvres de Perse, ni même trois oeuvres différentes. Pour Smaragde, c'est le manuscrit conservé qui confirme la formulation de l'inventaire, car l'exemplaire de Saint-Bertin divise l'année en deux parties. @@@In Regulam: édition critique.
A l'opposé, il semble bien que les nombres accolés à des entrées d'inventaire sans autre qualificatif représentent le nombre d'exemplaire à disposition, sans préjuger, du reste, du nombre de volumes. En effet, les « glossarii minores quatuor » ne représentent sans doute pas quatre volumes. Sans qu'on puisse les identifier avec certitude, on peut du moins les comparer à des glossaires de quelques feuillets présents çà et là dans les manuscrits anciens de Saint-Bertin (ms. 666 @@@@).
Pour les autres entrées concernées, il s'agit principalement de livres liturgiques ou à vocation pratique : « libri confessoris » (18), « missales » (12), « nocturnales » (3), « orationes » (3), « passionales apostolorum » (3), « passionales martyrum » (8), « psalteria » (12), « troparii » (15). Dans cette liste, il faut sans doute ajouter deux entrées qui comprennent le mot liber, à savoir les « libri psalmorum » (2) et les « textus libri evangeliorum » (3), où le mot liber désigne peut-être le texte biblique plutôt que la mise en forme à usage liturgique.
De ces observations découle une interrogation particulière pour les oeuvres poétiques de Prudence et Virgile. En effet, les entrées « Prudentii sichomachie III » , « Prudentii hymnorum II » , « Prudentii et Simachi II » et « Virgilii IIII » doivent vraisemblablement être interprétées comme décrivant des exemplaires uniques de poèmes en plusieurs parties. En effet, si le catalogue était complètement cohérent, cela désignerait soit sept oeuvres de Prudence et quatre oeuvres de Virgile, soit de multiples exemplaires des oeuvres désignées ou d'une oeuvre non nommée de Virgile. Comme, pour Virgile, l'entrée qui précède est « Virgilii Bucolica » , nous pensons qu'il y a là une légère rupture de cohérence et qu'il faut comprendre Virgilii [libri] IIII, qui renverrait aux Géorgiques, puisque les Bucoliques sont au nombre de neuf et que l'Enéide se divise en douze chants.
Cette analyse change drastiquement les équilibres dans la perception de la bibliothèque de Saint-Bertin. Les classiques sont certes très correctement représentés, mais la masse des manuscrits est constituée par les nombreux livres liturgiques.
"ejusdem" dans "exerptiones ex libris eiusdem" renvoie à "Eucherii", donc Eucher, évêque de Lyon du Ve siècle, mais qui est ici nommé à la place d'Helgaud de Fleury (mort vers 1050), auteur de la Vie du roi Robert. Dans un cas comme dans l'autre, l'emploi du mot "ejusdem" est problématique, car ce ne sont pas des auteurs dont les oeuvres ont été diffusées par extraits. Il est ainsi vraisemblable que cet inventaire procède mécaniquement et, il faut l'avouer, sans grande intelligence, à une mise en ordre alphabétique d'un inventaire antérieur.
liber de sancta trinitate cum aliis libris eiusdem. II
liber confessionum et diversarum haeresum
editio prima Remigii super Donatum
numéros d'oeuvre pas de volume ; à vérifier + oeuvres non nommées, juste avec nombre de livres
Bruxelles , Bibliothèque royale Albert Ier , 8654-8672
( Note )

- aucune certitude - vraisemblablement exhaustivité visée, puisque les livres liturgiques sont intégrés - mais des mss. postérieurs aux mss des additions finales sont intégrés dans la première liste


a e] 1. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini In Evangelium Iohannis tractatusliber super Ioannem.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 56 (Voir commentaire du numéro suivant.)
a e] — 2.3. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini In Evangelium Iohannis tractatusliber de cena Domini et decem cordis cordia . II vol.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 56 Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 116 ( Plusieurs manuscrits peuvent entrer en considération et modifier la façon dont on comprend l'inventaire ici édité. Soit on divise comme l'édition de Becker et il faut trouver deux manuscrits et interpréter « II vol. » , soit on considère que le catalogueur essaie de décrire les textes contenus à l'intérieur d'un manuscrit. La mention « II vol. » peut se lire de plusieurs façons : l'indication porte sur l'entrée précédente et celle-ci en une seule fois (la division proposée par G. Becker n'impose pas que le manuscrit originel ait été disposé de la même façon) : il y aurait donc deux volumes transmettant le cycle complet des In Iohannis euangelium tractatus l'indication indique qu'il y a deux parties et non pas deux volumes séparés, à l'intérieur d'un même volume l'indication indique qu'il y a de multiples exemplaires : cette interprétation peut se superposer aux précédentes, puisqu'il peut y avoir deux exemplaires de tout ou partie du cycle des Tractatus Le ms. Boulogne-sur-Mer 56, du Xe siècle, porte au f. 2r, une note du dernier tiers du XIIe s. : « In hoc volumine contineneturAugustinus de cena domi[ni]sermones .lxx.Sermones eiusdem .xcem. su[per]epistolam JohannisLiber eiusdem de .xcem. co[rdarum] Tractatus eiusdem de confl[ictu] viciorum et virtutum » Il apparaît donc très probable que les deux premiers articles du catalogue décrivent un seul volume qui contient l'ensemble des textes décrits, à savoir le ms. de Boulogne-sur-Mer 56. La mention « II vol. » est vraisemblablement une annotation postérieure. En effet, on trouve dans le ms. Saint-Omer, BAPSO, ms. 116, du début du XIIIe siècle, qui contient la deuxième partie des In Iohannis euangelium tractatus. Il commence par une table aux [ff. 1ra-2va] qui s'achève « >In hoc volumine continentur hec. Augustinus de cena domini Sermones LXX. Sermones eiusdem X super epistolam Johannis. Liber eiusdem de decem cordis. Item de X plagis. Tractatus eiusdem de conflictu uitiorum et uirtutum<. » . Le texte est précédé au [f. 3ra] par la rubrique « >Incipiunt Tractatus sancti Augustini episcopi de cena domini<. Cena domini secundum Johannem adiuuante ipso debitis est explicanda » Il s'agit du début du Tractatus 55 des traités In Iohannis euangelium tractatus (CPL 0278) décrits à l'item précédent. Au f. 190ra, sous la rubrique >Incipit liber sancti augustini episcopi decem cordarum<, se trouve le sermo 9 (CPL 283). Il n'est pas impossible que le ms. 116 ait lui-même été précédé par un premier volume. )
a e] — 4. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini liber super psalm. 'beatus vir.'
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 150 (fragments utilisés pour réfection) (Les item numérotés 4 à 8 par G. Becker nous semblent désigner un exemplaire en cinq volumes ou, du moins, subdivisé en cinq parties, des Enarrationes in Psalmos, commençant respectivement au psaumes 1 "Beatus vir" ; 41 "Quemadmodum desiderat" ; 101 "Domine exaudi ; 118 "Beati immaculati" ; 119 "Ad Dominum cum tribularer". L'absence de mention de volume dans cet inventaire ne contrevient pas à cette identification, car elle désigne les subdivisions internes à un même texte et non la description matérielle. Ici, si notre interprétation est correcte, l'unité de l'ensemble n'a pas été identifiée par le catalogueur. Un exemplaire des Enarrationes de Saint-Bertin était divisé en trois volumes, dont deux sont aujourd'hui conservé à Boulogne-sur-Mer, Bibl. mun., ms. 62, tomes I et II, commençant respectivement aux psaumes 51 et 101. Joanna Fronska date ces exemplaires du deuxième quart du XIIe s. Peut-être s'agit-il ici d'une copie ultérieure d'un exemplaire plus ancien présent à Saint-Bertin. En effet, il y a avait à Saint-Bertin, un exemplaire des Enarrationes in Psalmos des VIe-VIIe siècles en écriture onciale, dont des fragments subsistent dans le ms. Saint-Omer 150)
a e] — 5. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini liber super psalm. 'quemadmodum'.
Cf. commentaire ci-dessus
a e] — 6. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini liber super psalm. 'Domine exaudi'.
Cf. commentaire ci-dessus
a e] — 7. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini liber super psalm. 'beati immaculati'.
Cf. commentaire ci-dessus
a e] — 8. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini liber super psalm. 'ad Dominum cum'.
Cf. commentaire ci-dessus
a e] — 9. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini liber de prescientia Dei.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 66 (?) (Le De prescientia Dei est une oeuvre de Fulgence de Ruspe (Ad Monimum, CPL 814). Le ms. 66 de Boulogne-sur-Mer transmet le texte de façon anonyme, avec d'autres oeuvres attribuées à Fulgence, qui sont bien décrites dans le présent inventaire, mais sans ce texte qui ouvre le manuscrit. Aujourd'hui le manuscrit s'ouvre au f. 1r par l'incipit « Gratias ago Domino quod de bono thesauro » , mais sans rubrique, ni titre. La reliure a été refaite à l'époque moderne. Peut-être le texte portait-il un titre, puisque la table de contenu du XVe siècle au f. 1r indique : « Primum hujus voluminis opusculum continet libros IIIIor, ut creditur, Fulgencii in quibus agitur de prescientia et predestinacione [...] » . A quel moment l'attribution à Fulgence a-t-elle été introduite ? Peut-être au moment de la rédaction de cette table, qui indique deux fois « ut creditur » . L'identification avec le ms. de Boulogne-sur-Mer, ms. 66, nous semble probable.)
a e] — 10. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini De civitate Deiliber de civitate Dei.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 53(?) (Le ms. Boulogne-sur-Mer, 53, est du milieu du XIIe siècle. Soit cette entrée décrit un manuscrit ancien perdu, ce qui est tout à fait possible, puisque le catalogue du XVIIIe siècle indique trois exemplaires, soit elle décrit le ms. Boulogne-sur-Mer 53. Le même problème se pose pour les Moralia in Job décrit une seule fois, alors qu'il existe deux exemplaires, dont l'un est strictement contemporain de celui-ci.)
a e] — 11.12. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini De trinitateliber de sancta trinitate cum aliis libris eiusdem. II vol.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 51 Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 73 (L'identification avec le ms. 51 de Boulogne-sur-Mer n'est pas absolument immédiate. En effet, le manuscrit de Boulogne-sur-Mer commence par une rubrique chrysographiée « Ex libris beati Augustini de sancta Trinitate haec collecta sunt » , mais il n'y a pas d'autres oeuvres. En revanche, le catalogue du XVIIIe siècle indique trois exemplaires du De Trinitate d'Augustin d'Hippone, qui sont aujourd'hui identifiables avec les manuscrits Boulogne-sur-Mer 50 (3e quart du XIIIe s.), Saint-Omer 73 (3e quart du XIIe s.) et Saint-Omer 200 (XVe s.). Il est possible que le même phénomène que nous suspectons pour les In Iohannis euangelium tractatus : l'entrée a pu être indiquée au début du XIIe siècle pour le ms. Boulogne-sur-Mer 51 et complétée par une annotation « II vol. » ultérieurement, comprenant peut-être également la mention « cum aliis libris » qui est tout à fait contraire à lalogique d'un dépouillement précis qui semble à l'oeuvre pour la partie concernant les ouvrages d'Augustin. ) ()
a e] — 13. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini De libero arbitrioliber de libero arbitrio.
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 254
a e] — 14. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini Sermonesliber de verbis apostoli.
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 268 (Le manuscrit Saint-Omer 268, du IXe siècle, s'ouvre sur le titre « Augustinus de verbis apostoli » et est cité dans l'inventaire du XVIIIe siècle sous ce même titre. Le ms. Saint-Omer 77, autre candidat possible, puisqu'il a été produit par le scriptorium de Saint-Bertin (maître du Zacharie de Besançon), même s'il date du dernier quart du XIIe siècle, contient également la collection De verbis Apostoli, mais lui adjoint la collection De verbis Domini qui n'est pas citée ici.)
a e] — 15. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini De consensu Evangelistarumliber de concordia evangelii.
Le catalogue de Corbie (G. Becker, n° 79) donne le même titre. Il s'agit vraisemblablement du De consensu evangelistarum (CPL 0273), même si d'autres identifications sont peut-être possibles (cf. Recherches de théologie ancienne et médiévale, VI (1934), p. 389, Augustinus, De concordia evangelistarum, incipit « Christum ipsam quoque Mariam » .
a e] — 16. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini Epistolaeliber epistolarum.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 58 (Manuscrit en deux volumes, en écriture anglo-saxonne.)
a e] — 17. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini Contra Cresconium grammaticumliber contra Donastistas et Crescentium.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 60 (La forme « contra Donatistas » aurait pu orienter vers l'identification du De baptismo contra Donatistas. Néanmoins le présent inventaire mentionne un « liber de baptismo » ci-dessous et il faut préférer l'identification avec une oeuvre unique qui porte, dans certains manuscrits, le titre « Contra Cresconium Grammaticum et Donatistam libri IV » . La forme « Crescentium » est attestée par les manuscrits et les éditions anciennes.) (Dans le ms. Boulogne-sur-Mer 60, la rubrique initiale est effacée ; l'incipit est « Quando ad te Cresconi » . La reliure du XVIIe siècle et le CGM indique « Cresconium » . Il est difficile de savoir d'où l'inventaire porte la forme « Crescentium » )
a e] — 18. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini [Defensor Locogiacensis] Liber scintillarumliber scintillarum cum quibusdam sermonibus super apocalypsim.
(Le Liber scintillarum du Défenseur de Ligugé (CPPM II 3250) est, entre autres attributions, transmise sous le nom de saint Augustin Le ms. Saint-Omer 365, de la fin du XIIIe siècle, est trop tardif pour être proposé comme identification. Il contient néanmoins le Liber scintillarum, attribué à Bède le Vénérable par la rubrique « In nomine sancte et individue Trinitatis. Incipit liber scintillarum venerabilis Bede diversarum sententiarum distinctus » (f. 4vb), néanmoins précédé d'une « Amonitio sancti Augustini » , qui aurait pu faciliter l'attribution fautive. Il ne présente pas de sermons sur l'Apocalypse. Le manuscrit 365, d'une main du Sud de la France et avec l'indication d'une écriture à la Curie romaine, est arrivé assez tôt à Saint-Bertin (ex-libris du XIVe siècle), mais il ne semble pas possible de l'identifier avec l'entrée du catalogue.)
a e] — 19. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini liber epithalamium.
a e] — 20. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini De baptismo contra Donatistasliber de baptismo.
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 314
a e] — 21. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini Enchiridion ad Laurentium, seu De fide, spe et caritateliber enchiridion.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 48 (Le ms. Boulogne-sur-Mer 48 présente une table des matières en écriture onciale indiquant l'Enchiridion d'Augustin, puis les oeuvres de Prosper d'Aquitaine aussi décrites par le présent catalogue (cf. ci-dessous).)
a e] — 22. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini De duabus animabusliber de duabus animabus.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 52 (Le traité De duabus animabus est celui qui ouvre le manuscrit (f. 1r-10r), où se trouve néanmoins aussi, aux f. 10r-20v, le Contra Fortunatum (CPL 318) absent du présent catalogue. La division entre les deux ouvrages peut passer inaperçue, mais la rubrique finale semble pourtant claire. )
a e] — 23. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini Soliloquialiber soliloquiorum.
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 267 (Le ms. 267 de Saint-Omer s'ouvre sur les Soliloques (f. 3v-27v) après l'extrait des Retractations, mais il contient d'autres oeuvres non repérées dans le présent catalogue. )
a e] — 24. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini De disciplina christianaliber de disciplina Christianorum.
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 254 (Le De disciplina christiana (CPL 310) est le troisième ouvrage à l'intérieur du ms. Saint-Omer 254 (aux f. 24r-27v). L'ouvrage est précédé par les De gratia et libero arbitrio (CPL 352) et De correptione et gratia (CPL 353), dont seul le premier nous semble identifiable dans le présent catalogue)
a e] — 25. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini Confessionesliber confessionum et De haeresibusdiversarum haeresum.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 46 (Le ms. 46 de Boulogne-sur-Mer présente la même succession des Confessions et du traité De haeresibus ad Quodvultdeum )
a e] — 26. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini Retractationesliber retractationum.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 44
a e] — 27. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini De diversis quaestionibus octoginta tribus‏liber LXX questionum.
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 275 (Le manuscrit 275 s'ouvre sur le titre « Augustinus questionum » en capitales, comme dans le ms. 268, au f. 1v et un ex-libris rubriqué au f. 2r. La table des chapitres, aux f. 2r-v, indique « lxxiiii » numéros et il n'y a pas de raison de penser que les derniers ont été ajoutés. Le titre de référence retient 83 questions)
a e] — 28. ( b ), Augustinus (saint ; 0354-0430)Augustini [Ambrosius Mediolanensis (saint ; 339-397)] liber exameron.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 34 (?) (Pour cette identification, deux pistes sont possibles. D'une part, l'on peut faut supposer une erreur dans le catalogue ou dans les étapes successives de sa tradition. En effet, on peut attribuer l'Exameron à Ambroise de Milan et non à Augustin, plutôt que supposer l'identification avec une autre oeuvre d'Augustin. Cette attribution est d'autant plus aisée qu'il s'agit ici de la dernière entrée concernant les oeuvres d'Augustin et qu'elle précède l'ensemble des oeuvres d'Ambroise. Néanmoins, l'Exameron d'Ambroise est bien présent dans la suite du catalogue. On peut supposer un doublon du catalogue ou une autre identification à mener. Si on accepte l'idée d'un doublon du catalogue, l'identification avec Boulogne-sur-Mer 34 est immédiate. Une autre possibilité est d'identifier le « liber exameron » avec le traité De Genesi ad litteram libri duodecim (CPL 266) ou avec le traité De Genesi contra Manichaeos(CPL 265))
a e] — 29. ( b ), Ambrosius Mediolanensis (saint ; 339-397)Ambrosius Expositio evangelii secundum Lucamsuper Lucam.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 35
a e] — 30. ( b ), Ambrosius Mediolanensis (saint ; 339-397)Ambrosius de poenitentia et patriarchis.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 32 (Le ms. 32 de Boulogne-sur-Mer, du VIe s. et provenant très probablement de Saint-Bertin, présente les deux textes de cette entrée, mais précédés de l'Apologia David et du De Joseph. On peut considérer que le cartouche où s'inscrivent le titre final et le titre initial du De patriarchis et du De poenitentia au f. 75v est aisément repérable, mais, même ainsi, les deux textes sont dans un ordre inverse.)
a e] — 31. ( b ), Ambrosius Mediolanensis (saint ; 339-397)Ambrosius de figuris mysticis.
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 72 (Le ms. 72 de Saint-Omer présente, au verso de feuillet de garde B, la note suivante : « Hic continentur diversi libri beati Ambrosii de figuris misticis » . Cette note, du XIVe siècle, est inscrite en-dessous d'une table à la fois plus précise et plus ancienne, qui détaille la collection d'ouvrages de saint Ambroise. Relier le présent inventaire avec cette note pose évidemment la question de leur date respective, mais il demeure possible qu'un titre plus ancien, sur la reliure par exemple, ait disparu. Cette note est mentionnée par P. Lehmann ( Franciscus Modius als Handschriftenforscher, München, 1908, p. 113 avec la cote erronée « 27 » pour 72))
a e] — 32. ( b ), Ambrosius Mediolanensis (saint ; 339-397)Ambrosii Hexaemeronliber exameron.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 34
a e] — 33. ( b ), Ambrosius Mediolanensis (saint ; 339-397)Ambrosii Expositio in Apocalypsimliber in apocalypsim.
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 179 (Le ms. Saint-Omer 179 contient la deuxième partie de l'Expositio in Apocalypsim d'Ambroise Autpert, mais la page de titre du f. 1r montre que la division en deux volumes est d'origine. La confusion entre Ambroise de Milan et Ambroise Autpert ne contrevient pas à l'identification. )
a e] — 34. ( b ), Aldhelm‏ (saint ; 0639?-0709)Adelmi De laudibus virginitatisliber de laude virginitatis.
Identification proposéeBruxelles, Bibliothèque royale Albert Ier, Ms. 4433-4438 (f. 77r-120v) (Le manuscrit Bruxelles 4433-38 contient diverses oeuvres d'Aldhelm, dont le de metris et l'ouvrage homonyme de Servius (f. 50r et suiv.). Au f. 77r, une page de titre en lettres capitales « Incipit liber Aldhelmi examtris versibus conpositus de laude virginitatis » . Ici aussi, le catalogue nous semble donner le titre de plusieurs oeuvres repérées au sein d'un unique manuscrit. Il n'est cependant pas impossible matériellement que les ouvrages aient été conservés comme libelli séparés à l'époque du catalogue. La provenance bertinienne est prouvée par la présence d'une mention de « 2° folio » , et par des copies ultérieures pointant vers Saint-Bertin, voir ci-dessous. )
a e] — 35.36. ( b ), Aldhelm‏ (saint ; 0639?-0709)Adelmi liber metrice cum Prosperos [sic] (bis. )
Identification proposéeBruxelles, Bibliothèque royale Albert Ier, Ms. 4433-4438 (f. 57r-72r) ( La signification de « (bis.) » n'est pas claire. Cette indication réfère peut-être à l'entrée suivante qui pourrait être un doublon et décrire la même oeuvre. Il semble ici plus juste de considérer que le « liber metrice » désigne les Carmina d'Aldhelm, qui sont de la poésie métrique, tandis que l'entrée suivante correspond au traité théorique. Dans le ms. Bruxelles 4433-38, les titres des Aenigmata d'Aldhelm sont présents deux fois (d'après Ehwald). C'est peut-être à cela que l'indication réfère. )
a e] — 37. ( b ), Aldhelm‏ (saint ; 0639?-0709)Adelmi liber de metrica arte
Identification proposéeBruxelles, Bibliothèque royale Albert Ier, Ms. 4433-4438 (f. 1r-44v)
Ehwald, dans MGH Scriptores, Auctores antiquissimi, t. XV, p. 33-204 (voir lien). L'édition décrit le manuscrit de Bruxelles aux pages 39-40, mais n'identifie sa provenance bertinienne. En revanche, Ehwald décrit, à la page 40, le ms. Leidensis 490, Perizonii Q. 85, sous le sigle b, copié indirectement d'après un manuscrit de Saint-Bertin : « Ex Msto S. Bertini Vetustissimo Aldhelmus de metris. » par P. Bondam en 1760 d'après une copie de Pieter Burman (1713-1778), aussi dit Petrus Lotichius secundus ainsi que l'indique une note liminaire : « Petrus Bondam descripsi Zutphaniae D. XV Iulii 1760. Ex apographo, cuius usum liberaliter concesserat Elegantissimus P. Burmannus Secundus » . P. Ehwald a reconnu la parenté textuelle entre les deux manuscrits ( « Codicem autem Bertinianum cum F, si non ex eodem codice descriptus fuerit, attamen ex fonte fere pari deductum esse vel titulus et initium partis alterius docent » .
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a e] — 38. ( b ), Alcuinus Eboracensis (0732?-0804)Alquini liber super psalterium.
Il s'agit peut-être du librum de psalmorum usu, dont Alcuin a rédigé la préface (Clavis Scriptorum Latinorum Medii Aevi, Auctores Galliae 735-987, t. II, 145-148, avec liste de 89 mss contenants la Praefatio). Le ms. Paris, BnF, latin 5338 (f. 143r et suiv.), du Xe siècle, donne le titre laus psalmorum
a e] — 39. ( b ), Alcuinus Eboracensis (0732?-0804)Alquini De virtutibus et vitiis liber ad Widonem comitemliber de virtutibus.
Le traité De virtutibus et vitiis d'Alcuin est connu par 168 manuscrits (cf. Clavis Scriptorum Latinorum Medii Aevi, Auctores Galliae 735-987, t. I, 153-159). Le ms. Saint-Omer 71, des XIe-XIIe siècle présente aux f. 80v-89r le De virtutibus et vitiis du moine Albuinus (incipit "Scio vere multum esse beatum qui se solum modo saluat domino"), mais anonyme. Il est peu probable que le catalogue ait restitué l'auteur
a e] — 40. ( b ), Alcuinus Eboracensis (0732?-0804)Alquini De fide sanctae Trinitatis et de incarnatione Christide trinitate.
Deux oeuvres authentiques d'Alcuin peuvent être envisagées : De fide sanctae et individuae Trinitatis (CSLMA-AG, II, ALC28) et De Trinitate ad Fredegisum quaestiones XXVIII (CSLMA-AG, II, ALC36) , connus respectivement par 92 et 69 manuscrits. Le De fide est bien attesté sous le nom « De Trinitate » : par exemple, le ms. Troyes, BM, 483 donne la rubrique « Libri .III. de trinitate quos expressit Alcuinus de libris sancti Augustini » .
a e] — 41. ( b ), Amalarius Symphosius, Mettensis chorepiscopus (775 ca.-850/853)Almarii Liber officialisliber de divinis officiis.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 82 (?) (L'identification est incertaines. En effet, le ms. Boulogne-sur-Mer 82 ne présente pas de marque de provenance bertinienne (d'après la numérisation partielle et le microfilm MF50150 sans la reliure) ; son titre initiale est « Collectio Amalarii [...] liber officialis » . Le ms. Saint-Omer 119 qui contient l'ouvrage est originaire de Clairmarais.)
a e] — 42. ( b ), AponiusAppodii In Canticum canticorum expositioliber in cantica canticorum.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 74 (Le catalogue donne « Appodii » pour « Apponius » . Aucun autre commentaire, édité ou non, sur le Cantique des cantiques ne se trouve attribué à un « Appodius » , cf. Rossana E. Guglielmetti, La tradizione manoscritta dei commenti latini al Cantico dei cantici (origini-XII secolo) : Repertorio dei codici contenenti testi inediti o editi solo nella "Patrologie Latina", Firenze : SISMEL Edizioni del Galluzzo, 2006 (Millennio medievale, 63).) (Le ms. Boulogne-sur-Mer 74 contient le texte et provient de Saint-Bertin, dont il a perdu les marques en étant détaché du ms. Boulogne-sur-Mer 66 avec lequel il constituait un unique volume à l'époque moderne. L'écriture de la note du bas au f. 63v est cependant attribuable à Saint-Bertin. (Vérifier la référence suivante : Patrick Sims-Williams, Religion and Literature in Western England, 600-800, Cambridge, Cambridge University Press, 2005, p. 203 )
a e] — 43-46. ( b ), Arator (0490?-0550?)Aratoris libri IIII.
L'édition de l'Historia apostolica par Arthur Patch McKinlay (ou Mac Kinlay), Aratoris subdiaconi De Actibus Apostolorum, Wien, Hoelder-Pichler-Tempsky, 1951 (Corpus scriptorum ecclesiasticorum Latinorum, 72) décrit brièvement 40 manuscrits, établit la liste de 61 manuscrits antérieurs au XIIe siècle et de 32 recentiores sans les décrire. Ni son édition, ni celle de A. P. Orbán en 2006 (CCSL 130-130A), décrivant 27 manuscrits et les gloses jusq'au XIe s., ne mentionne de témoin découpant l'oeuvre en quatre livres. Dans leur édition, B. Bureau et P.-A. Deproost, Arator Subdiaconus, Histoire Apostolique, Paris, Les Belles Lettres, 2017, fondée sur 26 mss, les éditeurs mentionnent l'existence de 103 manuscrits et décrivent les plus anciens, utilisés pour l'édition (p. CXIII-CXXIII et CXLI-CLXVI). ###vérifier la division des livres###
a e] 47. ( b ), Beda Venerabilis (saint ; 0673?-0735)Bede Collectio ex opusculis sancti Augustini in epistulas Pauli apostoli‏liber collectaneus.
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 91 (Jérémy Delmulle signale que le titre collectaneum est uniquement attesté chez Loup de Ferrières, dans sa lettre 76, à propos du manuscrit Orléans, Bibl. mun. 84, qui ne porte pas ce titre non plus) (Au f. 1r du ms. 91 de Saint-Omer se trouvent plusieurs notes de titres étalées entre le IXe et le XIVe siècle qui comprennent toutes les mots « collectio » , « collectiones » ou « liber collectionum » )
a e] — 48. ( b ), Beda Venerabilis (saint ; 0673?-0735)Bede De temporum rationeliber de temporibus.
Identification proposéeParis, Bibliothèque nationale de France, latin 7296 (?) ( Bède le Vénérable est l'auteur de deux ouvrages scientifiques : de temporibus et de temporum ratione Le ms. Paris, BnF, latin 7296 finit par la rubrique « Explicit Domino juvante Beda presbiteri liber de temporibus » . L'identification proposée ici est très incertaine et n'est à considérer que comme hypothèse de travail. Une note des XIIe-XIIIe s. se trouve dans ms. Saint-Omer 91, f. 1r : « Nicholae, pete Bedam de temporibus » . Cette note est peut-être un message interne à l'abbaye Saint-Bertin et peut signifier que le livre était déjà perdu à cette époque. )
a e] — 49. ( b ), Beda Venerabilis (saint ; 0673?-0735)Bede De tabernaculoliber de tabernaculo.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 18
a e] — 50. ( b ), Beda Venerabilis (saint ; 0673?-0735)Bede Expositio Actuum apostolorum‏liber super actus apostolorum.
a e] — 51. ( b ), Beda Venerabilis (saint ; 0673?-0735)Bede In Lucae evangelium expositioliber super Lucam.
a e] — 52. ( b ), Beda Venerabilis (saint ; 0673?-0735)Bede liber super evangelium.
Cette entrée peut être interprétée de deux façons : (1) In Marci evangelium expositio (CPL 1355), faisant le pendant au numéro précédent qui décrit le commentaire sur l'évangile de Luc ; (2) Homiliarum evangelii libri II (CPL 1367) Le ms. Boulogne-sur-Mer 75, contenant les Homiliae evangelii est donné par B. Bischoff (t. I, p. 143) à Saint-Vaast d'Arras et il propose d'en faire une partie détachée d'Arras, BM, 739 (333)
a e] — 53. ( b ), Beda Venerabilis (saint ; 0673?-0735)Bede Hexaemeron sive Libri quatuor in principium Genesis usque ad nativitatem Isaac et eiectionem Ismahelis adnotationum‏liber super genesim.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 16 bis (?) (Le ms. Boulogne-sur-Mer 16 bis provient assurément de Saint-Bertin, mais il contient l'ouvrage du pseudo-Bède sur le Pentateuque et son titre initial est « Incipit explanatio Bede presbiteri super quinque libros Moysi » . L'attribution autorise l'identification, mais ne permet pas de conclure avec certitude puisque la formulation ne correspond pas avec un « super genesim » qui fait penser que Saint-Bertin possédait aussi l'ouvrage authentique sur la Genèse. )
a e] — 54. ( b ), Beda Venerabilis (saint ; 0673?-0735)Bede liber de grammatica.
L'identification du « Liber de grammatica » n'est pas claire : il peut s'agir du De arte metrica, lui-même transmis généralement avec le De schematibus et tropis ou également du traité De orthographia (cf. Laistner, p. 131-138).
a e] — 55. ( b ), Basilius Caesariensis (saint ; 0329?-0379)Basilii Homiliae in Hexaemeronliber exameron.
CPG 2835
a e] — 56. ( b ), Basilius Caesariensis (saint ; 0329?-0379)Basilii liber de bono ieiunii.
Identification proposéeParis, Bibliothèque nationale de France, latin 10593 (L'identification, faite par Claudia Rabel, repose, pour la provenance bertinienne, sur la présence d'une table de contenus de la même main que sur les autres manuscrits de Saint-Bertin et la présence d'une mention de "secundo folio" ; en outre, le titre donné correspond à ainsi que par le titre porté en tête est identique à celui de cet inventaire)
a e] — 57. ( b ), Boethius, Anicius Manlius Severinus (0480?-0524)Boetii Liber de Sancta Trinitateliber de trinitate.
Le De Trinitate ou Quomodo Trinitas unus deus ac non tres dii (CPL 860) fait partie de l'ensemble de cinq traités qu'on appelle généralement Opuscula sacra
a e] — 58. ( b ), Boethius, Anicius Manlius Severinus (0480?-0524)Boetii De consolatione philosophiaeliber de consolatione philosophiae.
a e] — 59. ( b ), Boethius, Anicius Manlius Severinus (0480?-0524)Boetii liber de dialectica et musica.
a e] — 60. ( b ), Boethius, Anicius Manlius Severinus (0480?-0524)Boetius de arithmetica et musica.
a e] — 61. ( b ), Boethius, Anicius Manlius Severinus (0480?-0524)Boetius de geometria et astronomia.
a e] — 62. ( b ), Boethius, Anicius Manlius Severinus (0480?-0524)Boetii In Ciceronis topicaliber in topica Ciceronis.
a e] — 63. ( b ), Cassiodorus (0490?-0580?)Cassiodorus de anima.
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 350 (f. 57r et suiv.) (Le manuscrit Saint-Omer 350 correspond bien à l'entrée du catalogue. Il est aujourd'hui relié à la suite d'un autre manuscrit et le titre et la table de l'oeuvre sont au f. 56v, mais d'une main plus récente. Il a donc parfaitement pu être indépendant. Le manuscrit Boulogne-sur-Mer 63, qui date du milieu du XIIe siècle, contient le traité De anima aux ff. 1vb- 14rb, en tête de l'Expositio psalmorum couvrant les psaumes 1 à 50. Le manuscrit semble trop tardif pour correspondre à cette entrée du catalogue, mais il peut reproduire un modèle qui expliquerait pourquoi la première cinquantaine semble absente de cet inventaire)
a e] — 64. ( b ), Cassiodorus (0490?-0580?)Cassiodorus super psalmum : 'quid gloriaris'.
L'indication du psaume 51 par son incipit « quid gloriaris » permet de reconnaître un volume de la deuxième partie de l'Expositio psalmorum. Il est remarquable que soient conservés de Saint-Bertin les manuscrits Boulogne-sur-Mer 63 et Saint-Omer 20 couvrant respectivement les cinquantaines 1-50 et 101-150
a e] — 65. ( b ), Cassiodorus (0490?-0580?)Cassiodorus de septem artibus.
De septem artibus liberalibus
a e] — 66. ( b ), Claudius Taurinensis (07..-0827?)Claudii Explanationes in Mattheum‏liber super Matheum.
Le nombre de témoins de cette oeuvre se monte à moins d'une dizaine : Bruce Alan McMenomy, « The Matthew Commentary of Claudius, Bishop of Turin: A Critical Edition of the Sections Pertaining to Matthew 1-4 » (PhD, University of California, 1993), p. 12-37
a e] — 67. ( b ), [Joannes Cassianus (saint ; 0360?-0432?)] Collationes patrum XXIV‏ collationes patrum.
a e] — 68. ( b ), Chalcidius‏Calcid. In Platonis Timaeum commentarius‏super Platonem.
a e] — 69. ( b ), commentum evangeliorum.
a e] — 70. ( b ), commentum super Donatum.
a e] — 71-74. ( b ), cannonum libri IIII.
a e] — 75. ( b ), cannonum super Horatium.
a e] — 76. ( b ), consuetudinum L. Romanorum.
a e] — 77. ( b ), commentum super Porphirium.
a e] — 82.83. ( b ), Eugippius (saint ; 046.?-053.?)Eugyppi Excerpta ex operibus S. Augustini‏libri de questionibus S. Augustini II.
Les Excerpta (CPL 676) sont bien en deux tomes, cf. PL 62, 561-1088
L'article de M. M. Gorman, The manuscript tradition of Eugippius' "Excerpta ex operibus sancti Augustini", dans Revue bénédictine, 92 ( ( 1982 ) ), p. 7-32 et 229-265 mentionne ce manuscrit d'après l'édition de Becker à la page 262
a e] — 84. ( b ), Eucherius (saint ; 0370?-0450?)Eucherii [Helgaldus Floriacensis (09..-104.)] Epitoma vitae Roberti regisL. epitoma Roberti regis.
a e] — 85. ( b ), exerptiones ex libris eiusdem .
a e] — 86. ( b ), explanatio in prologis Hieronimi.
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 312 (Le ms. 312 s'ouvre au f. 1v sur le titre même de l'inventaire : (en capitales) « Incipit explanatio in prologis sancti Hieronimi. Prologus in Genesim. » puis incipit « Prologus est prelocutio sive prefatio, logos enim grece dicitur sermo vel locutio » . Il pourrait s'agir d'autres oeuvres, telles que SEDULII SCOTI EXPLANATIONES IN PRAEFATIONES SANCTI HIERONYMI AD EVANGELIA. (PL 103, 331-352))
a e] — 87. ( b ), Expositio in Isaiam.
a e] — 88. ( b ), editio prima Remigius Autissiodorensis (0841?-0908?)Remigii super Donatum.
Il s'agit d'une oeuvre brève, qui confirme que l'inventaire recense les textes et non les manuscrits.
a e] — 89. ( b ), epistolae D. Pauli.
a e] 90. ( b ), Fulgentius Ruspensis (saint ; 0468-0533)Fulgentii liber in genesim.
a e] — 91. ( b ), Fulgentius Ruspensis (saint ; 0468-0533)Fulgentii liber epistolarum.
a e] — 92. ( b ), Venantius Fortunatus (saint ; 0530-0601)Fortunati Carminaliber metrice.
a e] — 93. ( b ), [Dares Phrygius] De excidio Troiae historiafabula et excidium Troiae.
Louis Faivre d'Arcier recense plus de deux cents manuscrits, cf. Faivre d'Arcier, Louis, La circulation des manuscrits du "De excidio Troiae" de Darès le Phrygien, diplôme d'archiviste paléographe, École nationale des chartes, Paris, 2000, résumé dans Positions des thèses de l'École des chartes, 2000 (voir lien) . Il classe le présent inventaire parmi les attestations douteuses cf. Faivre d'Arcier, Louis, Histoire et géographie d'un mythe: la circulation des manuscrits du De excidio troiae de Darès le Phrygien (XVIIIe-XVe siècles), Paris, École nationale des chartes, 2006, p. 113.
a e] 94. ( b ), Gregorius I (papa 540-604)Gregorii Homeliae quadraginta in EvangeliaXL omeliarum.
a e] — 95. ( b ), Gregorius I (papa 540-604)Gregorius super Iob.
a e] — 96. ( b ), Gregorius I (papa 540-604)Gregorius super Iezechiel.
a e] — 97. ( b ), Gregorius I (papa 540-604)Gregorius dialogorum.
a e] — 98. ( b ), Gregorius I (papa 540-604)Gregorius Regula pastoralispastoralis curae.
Identification proposéeParis, Bibliothèque nationale de France, lat.9561
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 150
Les deux manuscrits proviennent de Saint-Bertin et peuvent avoir été l'objet de cette description. @@@Vérifier la date des unités codicologiques
a e] — 99. ( b ), Gregorius I (papa 540-604)Gregorius de conflictu vitiorum.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 56 (Le ms. Boulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale 56, contient, à la suite des traités d'Augustin décrits tout au début du catalogue un traité anonyme, sous la rubrique « Incipit libellus de conflictu vitiorum atque virtutum. » et avec l'incipit « Apostolica vox clamat per orbem » avec une annotation de l'époque moderne « […]a/ […]ribuitur / […] magno » qui est peut-être la trace d'une attribution à Grégoire le Grand. ) La table initiale au f. 2r donne le texte à Augustin ( « ejusdem » ). Il semble possible que cette entrée soit le résultat d'un dépouillement des manuscrits décrits.
a e] — 100. ( b ), Gregorius I (papa 540-604) regum registrum.
Cette entrée rompt l'ordre alphabétique. Nous devons supposer qu'elle commence par la lettre G. Si, comme nous le supposons en introduction, l'inventaire est écrit dans une écriture de faible niveau formel, alors il est possible de confondre "rii" avec "m". Aussi proposons-nous de voir en cette entrée la forme mutilée de " [G] regorii registrum", titre habituel de la collection de lettres de Grégoire le Grand, qui viendrait ainsi prendre sa place naturelle à la suite des autres oeuvres de ce pape.
a e] — 101. ( b ), glossarius unus magnus.
a e] — 102-5. ( b ), glossarii minores quatuor.
a e] — 106. ( b ), Evangelium NicodemiGesta Salvatoris.
a e] — 107. ( b ), [Gregorius Turonensis (saint ; 0538-0594)] Historia Francorumgesta Francorum.
a e] — 108. ( b ), [Paulus Diaconus Epitomator (0720?-0799?)] Historia Langobardorumgesta Longobardorum.
a e] — 109. ( b ), [Beda Venerabilis (saint ; 0673?-0735)] Historia ecclesiastica gentis Anglorumgesta Anglorum.
a e] — 110. ( b ), Liber pontificalisgesta Romanorum pontificum.
a e] — 111. ( b ), glossae in editione secunda Donati .
a e] — 125. ( b ), Johannes Chrysostomus (034.-0407)Ioannis Chrisostomi liber sermonum.
a e] — 126. ( b ), Johannes Chrysostomus (034.-0407)Ioannis Chrisostomi Ad Theodorum lapsum liber Ide reparatione lapsi.
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 437 (?) (fragments en onglets de reliure) (Ad Theodorum lapsum liber 1 [Annianus Celedensis interpres ( ?)] (CPG 4305 ; éd. SC 117 (J. Dumortier, 1966), p. 257-322 ; cf. P.G. 47, 277-308 ; cf. A. Wilmart, « La collection des 38 homélies de saint Jean Chrysostome », dans Journal of theological studies, t. 19, 1918, p. 305-327, à la p. 326 (hom. n°42) ; cf. J. Dumortier, « L’ancienne traduction latine de l’Ad Theodorum », dans Studia patristica, t. 7 : Papers presented to the fourth international conference on patristic studies, Berlin : Akademie Verlag, 1966 (Texte und Untersuchungen zur Geschichte der altchristlichen literatur, 92), p. 178-183)
a e] — 127. ( b ), Josephus, Flavius (0038?-0100?)Iosephi Antiquitates Judaicaehistoria.
a e] — 128. ( b ), Julianus Toletanus (saint ; 0642?-0690)Iuliani Prognosticon futuri saeculipronostica.
a e] — 129-31. ( b ), Juvenalis, Decimus Junius (0060?-0130?)Iuvenalis Satiraelibri satyrarum III.
a e] — 132-34. ( b ), Juvencus, Gaius Vettius AquilinusIuvenci Evangeliorum libri quattuorlibri III.
a e] — 136. ( b ), Lex Salicalegis Salicae liber
Le site (voir lien) repère 88 manuscrits de ce texte.
. —
a e] — 137. ( b ), liber sermonum sanctorum patrum. —
a e] — 138.39. ( b ), libri psalmorum II. —
a e] — 140. ( b ), libri sermonum de natali Domini.
a e] — 141.42. ( b ), Lucanus Annaeus (0039-0065) Lucanus Annaeus (0039-0065); Lucani (c)] Luciani ( a e), Luciani [sic] ( b), Lucani libri II.
L'édition de dom Berthod en 1844 transmet la forme que G. Becker attendait, ce qu'il soulignait par « sic » .
a e] — 143. ( b ), libri Frontinus, Sextus Julius (0030?-0103?)Frontini de geometria.
Identification proposéeWolfenbüttel, Herzog August Bibliothek, Cod. Guelf. 105 Gud. lat. (Pour l'identification, voir en dernier lieu L. Toneatto, Codices artis mensoriae - i manoscritti degli antichi opuscoli latini d'agrimensura (V - XIX sec.), T. 2: Tradizione diretta - l'età moderna, Spoleto 1994, p. 250-271 ; Wolfgang Kaiser, Spätantike Rechtstexte in agrimensorischen Sammlungen, in: Zeitschrift der Savigny-Stiftung für Rechtsgeschichte. Romanistische Abteilung 130 (2013), p. 273-347, aux pp. 282-283, 285, 286 (n. 86 und 87), 292, 299-300, 304-305, 324 (n. 309), 334-335 ; Bernhard Bischoff, Katalog der festländischen Handschriften des neunten Jahrhunderts (mit Ausnahme der wisigotischen). Teil III: Padua - Zwickau. Aus dem Nachlaß herausgegeben von Birgit Ebersperger (Veröffentlichungen der Kommission für die Herausgabe der mittelalterlichen Bibliothekskataloge Deutschlands und der Schweiz), Wiesbaden 2014, p. 502)
a e] — 144-61. ( b ), libri confessoris XVIII.
a e] — 162-67. ( b ), [libri] medicinales VI.
a e] — 168-79. ( b ), missales XII.
a e] — 180. ( b ), Macrobius, Ambrosius Aurelius TheodosiusMacrobii liber.
Si B. Guérard souligne que le Cartulaire et autres oeuvres de Simon contient des réminiscences de Virgile et Salluste (éd. Paris, 1840, p. XIII-XIV, Jeroen Deploige et Véronique Lambert ajoutent qu'il témoigne aussi de la connaissance de Macrobe, cf. Jeroen Deploige et Véronique Lambert, Chronicon Sithiense sive Gesta abbatum Sithiensium, dans Royal Historical Commission, Narrative Sources, (voir lien)
a e] — 181. ( b ), Milo monachus Sancti Amandi (081.?-0872?); (M.?)Ivonis (c)] ......Ilonis ( a e), ......Ilonis [Milonis? GB.] ( b), (M.?)Ivonis poema.
Le ms. London, British Library, MS Royal A XI (fol. 47-92), écrit à Saint-Bertin pour être offert à St-Vedast de Trèves, contient le De sobrietate de Milon de Saint-Amand, et montre que l'abbaye Saint-Bertin possédait au moins cette oeuvre.
L'ordre alphabétique impose de lire un nom commençant par la lettre M. Gustave Becker, dans son index, associe cette entrée avec Milon de Saint-Amand (081.?-0872?) (Milo monachus Sancti Amandi).
a e] — 182. ( b ), Capella, Martianus Mineus FelixMarciani liber.
a e] — 198-200. ( b ), Prudentius Clemens, Aurelius (0348-0415?)Prudentii Psychomachiasichomachie III.
a e] — 201.2. ( b ), Prudentius Clemens, Aurelius (0348-0415?)Prudentii hymnorum II.
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 306 (Le ms. 306 de Saint-Omer contient le Peristephanon puis le Dittochaeon, correspondant à deux livres d'hymnes)
a e] — 203.4. ( b ), Prudentius Clemens, Aurelius (0348-0415?)Prudentii et Symmachus, Quintus Aurelius (0340-0405?)Simachi Contra SymmachumII.
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 306 (Le ms. 306 de Saint-Omer contient le Contre Symmaque divisé en deux livres)
a e] — 205-8. ( b ), Prosper Aquitanius Tiro (saint ; 0390?-0455?)Prosperi [Julianus Pomerius (04..-05..)] libri IIII.
Identification proposéeBoulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale, 48 (?) (Une seule oeuvre de Prosper d'Aquitaine se divise en quatre parties, le De ingratis. Aucun manuscrit n'en est connu (Michael P. McHUGH, Observations on the Text of the Carmen de Ingratis, in: Manuscripta 14 (1970) 179-185) et il semble que l'édition princeps de 1539 (Lyon, S. Gryphe) soit la base des éditions ultérieures (Miroslav Marcovich, Prosper of Aquitaine, De Providentia Dei: Text, Translation, and Commentary, Leiden, Brill, 1989). La division en quatre livres remonte à l'édition traduite de L. I. Le Maistre de Sacy, de 1647 qui dit, dans son avant-propos : "ie l’ay diuisé en quatre Parties, tant pour soulager les Lecteurs, que parce que cette diuision s’est trouuée naturelle selon la diuersité des matieres qui y sont traitées".
Je remercie Jérémy Delmulle pour ce renseignement.
Il pourrait aussi s'agir du traité De vita contemplativa de Julien Pomère, divisé en trois livres et attribué à Prosper d'Aquitaine dans le manuscrit de Clairmarais (Saint-Omer, BASO, 213) qui dépend peut-être du témoin de Saint-Bertin (liste des manuscrits non consultée :M. L. W. Laistner, The influence during the Middle Ages of the treatise De vita contemplativa and its surviving manuscripts, dans Miscellanea Giovanni Mercati, vol. II. Letteratura medioevale (= Studi et testi 122), Città del Vaticano, Biblioteca Apostolica Vaticana, 1946, p. 344-358). Le manuscrit Boulogne-sur-Mer 48, en revanche présente, après l'Enchiridiond'Augustin, les oeuvres suivantes avec attribuées explicitement à Prosper : (1) Epistola ad Rufinum de gratia et libero arbitrio (55r-65r ; CPL 516) ; (2) Responsiones pro Augustino ad capitula objectionum Gallorum (65r-78r ; CPL 520) ; (3) Responsiones pro Augustino ad capitula objectionum Vincentianarum (78r-86r ; CPL 521)) ; (4) Responsiones pro Augustino ad excerpta Genuensium (86r-97r ; CPL 522), elles-mêmes suivies par le De octo Dulcitii quaestionibus (CPL 291) d'Augustin (97r-118v). Il apparaît ainsi que les « libri IIII » ne représentent sans doute ni quatre manuscrits distincts, ni quatre livres d'une même oeuvre, mais quatre ouvrages distincts à l'intérieur d'un même volume. )
a e] — 209. ( b ), Paschasius Radbertus (saint ; 0790?-0865?)Paschasius De corpore et sanguine Dominide corpore et sanguine Domini.
Le manuscrit n'a pas été identifié, mais il est peut-être le même que celui portant la cote 94 au XVIIIe siècle, où le texte est toutefois attribué à Isidore de Séville et contenant également la Formula vitae honestae de Martin de Braga et le Diadema monachorum de Smaragde de Saint-Mihiel
a e] — 210. ( b ), Paterius de verbis S.G.G.
La liste des oeuvres de Patère permet de proposer une lecture alternative pour « S.G.G. » , qui correspond également à l'hypothèse d'un inventaire d'un faible niveau formel, à savoir sancti Gregorii abrégé par "s." suivi de "g" et tilde, puis "g" et point.
a e] — 211. ( b ), Primasius (05..-....)Primasii Commentarius in Apocalypsinliber super apocalypsim.
a e] — 212. ( b ), Periphyseon [P] erifeson [sic] Johannes Scotus Erigena (0810?-0877?)Ioannis Scoti .
L'ordre alphabétique impose de restituer la lettre "P" à l'initiale, ce qui est parfaitement cohérent avec le reste de l'entrée.
a e] — 213-15. ( b ), passionales apostolorum III.
a e] — 216-23. ( b ), passionales martyrum VIII.
a e] — 224. ( b ), Pompeius super Donatum.
a e] — 225-28. ( b ), Priscianus Caesariensis (04..-05)Prisciani IIII.
a e] — 229.30. ( b ), Priscianus Caesariensis (04..-05)Prisciani liber peregesis II.
a e] — 231. ( b ), Priscianus Caesariensis (04..-05)Prisciani liber de constructione.
a e] — 232-34. ( b ), Persii lib. III.
a e] — 235-46. ( b ), psalteria XII.
a e] 248. ( b ), Rabani libri ethimologiarum.
a e] — 249. ( b ), Rabani lib. de compoto.
Gilda Hrabanus ?, cf. JORDANUS GLONBCVA12/04
a e] — 250. ( b ), regule lib. S. Benedicti .
a e] — 251. ( b ), Rhetorica ad Herenniumrethorice Cicero, Marcus Tullius (0106-0043 av. J.-C)Tullii liber I.
L'oeuvre se retrouve dans le catalogue du XVIIIe siècle, mais correspond à un manuscrit du XVe siècle.
a e] — 252.53. ( b ), Smaragdus Sancti Michaelis (0750?-0825?)Smaragdi lib. in evangelia II
Identification proposéeSaint-Omer, Bibliothèque d'agglomération, 257
La description en deux livres ne correspond pas à la structure de l'oeuvre. Néanmoins, les manuscrits conservés de Saint-Bertin favorisent une telle description. Le ms. Saint-Omer, BASO, 257, donne le titre « Incipiunt capitula expositionum in secunda parte libri comitis » au f. 15r, coupant l'année en deux, la partie conservée s'ouvrant sur une table des chapitres autonome et ne couvrant que le temps de la Pentecôte à Noël avec le commun des saints, et il n'est pas impossible que le volume ait été structuré différemment lors de la réalisation de l'inventaire car il y a une rupture matérielle entre 14v et 15r. Le ms. Boulogne-sur-Mer, Bibl. mun. 25, est en deux volumes, le second commençant à l'Ascension avec le titre suivant : « Incipit textus libri Secundi in Ascensionem Domini » . Il faut néanmoins noter ici qu'il y a bien deux exemplaires conservés et attestés à Saint-Bertin, de sorte que l'on pourrait aussi privilégier l'interprétation du nombre comme nombre d'exemplaires
.
a e] — 254.55. ( b ), Smaragdus Sancti Michaelis (0750?-0825?) Smaragdi Expositio in Regulam Sancti Benedictilib. in regula II
L'abbaye de Saint-Bertin a conservé, du XIVe s. au XVIIIe s. un exemplaire, aujourd'hui Saint-Omer, BASO, ms. 548. Celui-ci étant tardif, il ne peut pas être décrit par un catalogue du XIIe s. Le ms. ne se laisse pas identifier aisément dans la liste de 66 manuscrits en ligne qui ne donne pas les subdivisions des livres ((voir lien))
.
a e] — 256-64. ( b ), Sedulius ScottusSedulii lib. VIIII.
a e] — 265. ( b ), Statius, Publius Papinius (0040?-0096)Statii liber.
a e] — 266. ( b ), Sallustius Crispus, Gaius (0086-0035 av. J.-C.)Salustii liber.
a e] — 267. ( b ), Servius, Maurus Honoratus (0363?-03..)Servii In Vergilii carmina commentarialiber super bucolicas [sic] et georg.
a e] — 268. ( b ), Servius, Maurus Honoratus (0363?-03..)Servii In Vergilii carmina commentarialib. super Virgilium.
a e] 289. ( b ), vite lib. patrum.
a e] — 290. ( b ), vita S. Amandi metrice.
a e] — 291. ( b ), vita S. Bertini.
a e] — 292. ( b ), vita S. Vandregisi et Ansberti.
a e] — 293. ( b ), vita Karoli.
Ainsi placé, cette entrée semble désigner une vie de saint, mais elle pourrait aussi être un ouvrage historique.
a e] — 294. ( b ), vita Basilii et Ephrem atque Abraham.
a e] — 295. ( b ), Vergilius Maro, Publius (0070-0019 av. J.-C.)Virgilii Bucolicabucolica.
a e] — 296-99. ( b ), Vergilius Maro, Publius (0070-0019 av. J.-C.)Virgilii GeorgicaIIII.

Comment citer cette page ?
Institut de recherche et d'histoire des textes (IRHT-CNRS), «Édition de l'inventaire: Brevis annotatio librorum sancti Bertini», dans Stutzmann Dominique (dir.), Saint-Bertin : centre culturel du VIIe au XVIIIe siècle, 2016 (permalink : http://saint-bertin.irht.cnrs.fr/site/php/inventaires.php?inventaire=../../sources/inventaires/BMMF_1733.xml). Consultation du 22/10/2021.